La réduction de l’apport en sel constitue un objectif phare des Programmes Nationaux Nutrition Santé (PNNS) successifs. L’objectif fixé par l’Organisation mondiale de la santé est une consommation maximale de sel de 5 grammes par jour. Cette recommandation doit être plus particulièrement respecté lorsque les patients atteints de polyarthrite ont un traitement par corticothérapie pour contrôler la maladie.
On sait peu de choses sur le régime alimentaire optimal à prescrire en association à une corticothérapie. Cette prescription doit dépendre des caractéristiques propres du patient (âge, risque de diabète…) et de la corticothérapie prescrite (posologie, durée).
Un régime pauvre en sel est ainsi régulièrement préconisé aux patients bien que cette mesure ne fasse pas l’unanimité chez les médecins.
Quelques rappels :
Le sel est utilisé pour rehausser le goût des aliments, mais également pour la conservation des aliments. Ces propriétés sont toujours mises à profit par l’industrie agro-alimentaire, qui ajoute du sel aux produits qu’elle prépare afin d’améliorer le goût, l’aspect et la texture des aliments, ainsi que pour augmenter leur durée de conservation.
Les minéraux que contient le sel (le sodium et le chlorure) sont des éléments nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme. Cependant, une consommation excessive de sel est aujourd’hui reconnue comme étant l’un des facteurs de risque de l’hypertension artérielle et de maladies cardio-vasculaires. De plus, l’excès de sel pourrait favoriser l’élimination urinaire du calcium et favoriser ainsi l’ostéoporose.
Deux sources de sel :
Le sel « visible » correspond à celui que vous ajoutez vous-même, en cuisinant ou à table. En réalité, il ne représente que 10 à 20 % du sel que nous consommons. Pour éviter les excès, ayez la main légère en cuisine ou à table et découvrez les autres manières d’accommoder les plats : utilisez des herbes aromatiques pour relever le goût des plats, remplacez le sel par des mélanges d’aromates variés ou par des herbes de Provence, pensez également aux épices, et n’oubliez pas, selon vos goûts, l’ail, l’oignon ou l’échalote.
Le sel dit « caché » est présent à l’état naturel dans les produits ou ajouté lors de leur fabrication. On en trouve dans beaucoup de produits courants comme le pain, les fromages, les charcuteries, les condiments (moutarde, bouillon, câpres…) ou encore dans les préparations du type plats cuisinés, soupes, jus de légumes, biscuits, viennoiseries… C’est la principale source de sel dans notre alimentation : environ 80 %. Pour en limiter votre consommation, comparez les étiquettes sur les emballages, choisissez les produits les moins salés et diminuez les quantités consommées des produits les plus salés. A l’apéritif, remplacez les biscuits, chips et cacahuètes par, selon la saison, des tomates-cerises, des radis, des billes de melon, des carottes, du céleri, des concombres coupés en bâtonnets à tremper dans une sauce au yaourt ou au fromage blanc agrémentée de paprika, safran ou persil haché.
Compte tenu de nos habitudes alimentaires en France, le sel consommé provient principalement : du pain et les biscottes, de la charcuterie, des condiments et sauces, des plats cuisinés, des fromages, des soupes et potages, ainsi que des quiches et pizzas. La liste des aliments riches en sel peut être consultée via la « Table Ciqual de composition nutritionnelle des aliments » mise à disposition par l’ANSES à l’adresse : www.ansespro.fr/TableCIQUAL/
A noter :
Lorsqu’il est mentionné sur les emballages, le sel peut être appelé « sel », « sodium » ou « chlorure de sodium ». Retenez que 1 g de sodium équivaut à 2,5 g de sel.
Si le régime alimentaire qui vous a été prescrit vous semble trop contraignant et vous incite à moins bien prendre votre corticothérapie, n’hésitez pas à en parler à votre médecin. Il est préférable d’alléger ou de remettre en question le régime alimentaire plutôt que la prise de la corticothérapie !
Le régime « sans sel strict » ne doit être prescrit que pour des doses de cortisone supérieure à 10 mg par jour.
Sources :
- Site internet de l’ANSES : www.anses.fr/fr
- Site internet de l’INPES : www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1181.pdf
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