Polyarthrite rhumatoïde : une maladie inflammatoire qui touche de plus en plus de seniors

21 juin 2022

Deux écrans qui montrent une radiographie

Qu’est-ce que la polyarthrite rhumatoïde ?

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire de la famille des inflammations articulaires. Elle fait partie des formes les plus courantes du rhumatisme chronique qui se manifeste par des douleurs au niveau des articulations. Cette pathologie de la branche de l’arthrite est une maladie auto-immune, ce qui signifie que le système immunitaire lutte contre les composants naturels de l’organisme. Les cellules saines du corps se trouvent attaquer par les anticorps et cela crée une inflammation qui réduit la qualité de vie et qui impacte de manière plus ou moins grave la santé. Même si la polyarthrite rhumatoïde ne touche pas exclusivement les articulations, les douleurs articulaires restent les troubles les plus fréquents et les plus contraignants. L’inflammation touche la membrane synoviale (un tissu qui entoure chaque articulation) et entraîne des lésions du cartilage, ce qui amène à une arthrose. Cette inflammation constante, car elle est chronique, abîme à son tour l’articulation et engendre, entre autres, une douleur accompagnée de gonflements. La maladie évolue dans un cycle qui est dit « récurrent-rémittent » ce qui veut dire qu’elle connaît des phases de progression, mais aussi des phrases de stagnation. À long terme, elle peut être la cause d’une perte d’autonomie ou de handicap.
Zoom sur le bras d'un senior qui tient un bâton

Quels sont les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde ?

Comme toutes les maladies regroupées sous le nom de « l'arthrite », les symptômes d’un tel rhumatisme sont assez typiques. L’un des premiers symptômes est une raideur et des douleurs au niveau des articulations, le plus souvent les poignets, les doigts, les genoux et les pieds. Cette raideur survient généralement le matin, avant que la douleur ne se dissipe à la suite d’un laps de temps surnommé « dérouillage matinal. » L’inflammation entraîne un gonflement de zones concernées, suivies de difficultés à mouvoir certains membres, ce qui impacte la vie quotidienne. Cependant, les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde ne sont pas uniquement articulaires. Plusieurs troubles liés à l’arthrose apparaissent : - Difficulté à s’endormir - Insomnie - Faiblesse - Perte d’appétit - Difficulté à réaliser certains mouvements

Comment poser un diagnostic ?

Il n’y a aucun examen de santé qui permet de diagnostiquer la polyarthrite rhumatoïde à lui seul. Habituellement, le diagnostic est posé suite aux troubles cités par le patient et à quelques analyses annexes. Après un examen de sang, si la vitesse de sédimentation est élevée et que le taux de vitamine C et d’anticorps est en augmentation, ces signes peuvent refléter une arthrose et donc une polyarthrite rhumatoïde.
Image d'un stéthoscope

Quel est le traitement contre la polyarthrite rhumatoïde ?

L’origine de la polyarthrite rhumatoïde est encore floue. Aucune cause exacte n’est connue, mais plusieurs facteurs peuvent impacter le système immunitaire pour qu’il surréagit de la sorte. Les pistes des causes qui mènent potentiellement à la maladie sont les mêmes que les autres maladies auto-immunes. À savoir le tabagisme, les facteurs hormonaux, génétiques ou psychologiques qui favorisent tous le dysfonctionnement des anticorps et le risque de développer une maladie auto-immune. Le traitement d’une maladie chronique comme celle-ci est pluridisciplinaire. À terme, différents traitements sont mis en place pour stopper la propagation de la maladie et permettre sa régression. La prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde inclut le traitement de tous les symptômes et se divise en deux parties : - Le traitement de fond contre l’inflammation - Le traitement symptomatique contre les douleurs et les troubles Le traitement de fond vise directement la maladie. C’est un suivi médicamenteux composé principalement d’une dose hebdomadaire de méthotrexate, le médicament le plus efficace dans la lutte des maladies auto-immunes, et plus précisément de l’arthrose. À cela s’ajoute le traitement des symptômes, composé principalement d’antalgique et d’anti-inflammatoires non stéroïdiens. L’antalgique le plus préconisé reste le paracétamol qui agit directement sur la douleur articulaire. Des corticoïdes peuvent aussi être prescrits à petite dose pour réduire l’inflammation. Généralement, l’efficacité du traitement contre la polyarthrite rhumatoïde est notable dès la sixième semaine.
Les mains d'un senior entrain de prendre une pilule

Seniors : une population exposée à la maladie

Selon les dernières études, les rhumatismes sont l’une des premières causes de départ prématuré à la retraite. En effet, plus d’un français sur trois souffre de rhumatisme et de diverses douleurs articulaires. La polyarthrite rhumatoïde est une maladie qui atteint plus de 250 000 adultes en France, soit environ 1% de la population. Une large majorité des personnes touchées sont âgées de plus de 60 ans et la maladie se déclare généralement trois fois plus souvent chez les femmes que chez les hommes. La raison la plus probable pour que les femmes âgées soient plus enclines que les hommes à être atteintes d’arthrite est le dérèglement hormonal lié à la ménopause. Il est fort possible que ce phénomène perturbe le fonctionnement des anticorps. La polyarthrite rhumatoïde chez les seniors est une maladie qui entraîne dans 20% des cas une situation de handicap. Plus le diagnostic de la maladie est précoce, plus l’efficacité du traitement est grande et les risques de handicap mince. La prise en charge précoce des séniors en résidence services est une des clés pour maintenir au maximum la personne âgée. En effet, lorsque l’on vieillit, la capacité de régénération du corps baisse et le métabolisme ralentit. Les articulations en pâtissent, car la circulation sanguine se retrouve sous-alimentée en oxygène, ce qui fragilise directement les muscles et les articulations. Tandis que ce phénomène ne change en rien l’efficacité du traitement symptomatique contre les douleurs, un senior atteint de polyarthrite rhumatoïde diagnostiquée sur le tard peut parfois être moins réceptif au traitement de fond contre la maladie en elle-même.
Un senior entrain de lire son journal sur un banc

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